Littérature jeunesse

Deux filles + trois garçons – les parents = dix choses que nous n’aurions pas dû faire

Deux filles + trois garçons – les parents = dix choses que nous n’aurions pas dû faire de Sarah Mlynowski
376 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€
Résumé : April, dix-sept ans, et sa meilleure amie Vic, exultent. Elles habiteront ensemble pendant six mois sans adulte pour les surveiller. Par un habile mensonge, April a fait croire à son père obligé de déménager pour son nouveau poste, qu’elle va vivre chez Vic sous la surveillance de sa mère, laquelle se trouve en voyage. Les filles établissent une liste de dix choses interdites et saugrenues. Comme adopter un chat et l’appeler Donut, acheter un jacuzzi, organiser une fête avec plein de monde où tout est permis, peu importe qu’April ait déjà un petit copain. De petits mensonges en quiproquos, d’habiles dissimulations en fous rires alcoolisés, April va apprendre au gré de quelques nuits blanches et de maux de tête au réveil, le vrai prix de l’indépendance, mais sans perdre le sourire.

Extraits :  « On ne décide pas de faire l’amour juste parce qu’on en a envie. C’est le genre de choses qu’on choisit de faire quand on se rend compte qu’on est amoureux de quelqu’un et qu’on veut donner une expression physique à cet amour. »
« Ce ne sont pas toujours les succès qui sont les plus révélateurs, mais la façon dont on gère ses erreurs. »

Mon avis :  Pour un livre d’adolescents, c’en est un, assurément ! Tous les ingrédients qui font le succès des livres jeunesses sont réunis dans ce roman : amour, amitié, fêtes, école, première fois, autorité parentale… Autant dire que ce livre cible une partie restreinte des lecteurs – des jeunes adolescents, notamment des filles.

Pour résumer rapidement l’histoire, je dirais que April, lycéenne, vit une vie heureuse, entourée de son père, de sa belle-mère, de son amoureux Noah et de sa meilleure amie Vi. Lorsque son père lui annonce sa décision de déménager à Wesport, elle refuse catégoriquement. Une solution toute simple est trouvée : elle va mentir à ses parents pour aller habiter seule avec Vi. Sa vie va littéralement changer : elle devient plus mature, essaie de devenir responsable, adopte un petit chaton, enchaîne les fêtes… mais surtout : elle va faire sa première fois avec son copain.

Il n’y a rien de vraiment très poussé dans ce livre, c’est surtout un ouvrage de divertissement pour adolescents, mais pas que. En mettant ses protagonistes face aux situations arbitraires de la vie, Sarah Mlynowski enseigne inconsciemment l’importance de l’engagement. L’engagement dans une relation amoureuse, avec tous les bons côtés, mais aussi les mauvais. Les décisions importantes à prendre à deux, tant au niveau d’un couple qu’au niveau de la collocation des deux jeunes filles : faire la fête ? sauver le chaton Donut ? acheter le jacuzzi Hula ? L’engagement dans une vie autonome, où la seule responsable n’est autre que soi-même. L’auteure met ses personnages – et implicitement le lecteur – face à des choix complexes, que chacun à dû (ou devra) faire dans sa vie.

Mais dans ce livre, quelques petits points m’ont gênés. Tout d’abord, l’accord du papa d’April de laisser sa vie seule dans une autre famille, sans jamais avoir rencontré en chair et en os la prétendue maman de Vi. Une légèreté qui tranche radicalement avec la liste des interdits – peu réalistes au vu de la situation – qu’il laisse à sa fille (ne pas rentrer après 10h du soir, ne pas inviter Noah à la maison…). Un manque de réalisme est à souligner concernant la trame principale de l’histoire : la cohabitation d’April et Vi. C’est totalement impensable et impossible qu’une telle chose puisse se produire dans la réalité. Outre cet aspect de l’histoire, c’est aussi un personnage qui m’a beaucoup dérangé, voire agacé : Noah. Dès le début du roman, Sarah Mlnyownski nous dresse un portrait antipathique de ce jeune homme, distant, assez froid, renfermé, qui ne dévoile que trop peu ses sentiments à l’égard d’April. A chacune de ses apparitions, j’ai vraiment eu envie de lui donner une bonne paire de claques, histoire de le réveiller un petit peu, de le rendre plus dynamique.

Malgré ces quelques petits désagréments, j’ai beaucoup aimé lire cet ouvrage. L’auteure écrit avec une légèreté de ton, qui rend l’histoire plaisante, s’écoulant avec fluidité. Cette histoire concerne les adolescents, mais peut aussi plaire à des plus âgés, nostalgiques de cette époque de questionnements constant sur soi, son avenir, ses sentiments et ressentis.

Dans l’ensemble, l’histoire est bonne et divertissante. Chacun peut se reconnaître dans certains traits de la protagoniste, jeune fille prête à grandir, qui déploie ses ailes tout en se questionnant sur des sujets propres à toutes adolescents de 15 ans. Ce livre ne sera pas impérissable, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire.

Ma note : 6/10
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