Apocalypse, tome 1

Apocalypse, tome 1 de John Marsden
373 pages, éditions Le Livre de Poche jeunesse, à 6,90€

 

Résumé : Sept amis partent à l’aventure dans le bush australien. Direction : un lieu-dit nommé Hell, l’«enfer». Mais c’est à leur retour qu’ils découvrent le véritable enfer. Chaos, dévastation – leur ville a été prise en otage par des militaires, leurs familles ont disparu. Ils n’ont plus le choix. Pour survivre, tous doivent se mettre en guerre contre un ennemi inconnu, invisible, insaisissable.

Extraits : « Il y a ceux qui se réveillent vite et ceux qui se réveillent lentement. Moi, j’appartiens à la catégorie de ceux qui se réveillent morts. »
« Décidément, l’enfer ne dépend pas du lieu où l’on se trouve, mais des gens qui nous entourent. L’enfer, c’est les autres. Je commençais peut-être à comprendre le sens de cette phrase. »

Mon avis : Dans une lubie folle de lire et relire des romans à visée dystopique, je me suis engagé dans Apocalypse, au titre amplement révélateur. Malheureusement pour moi, ce n’est pas un one-shot, mais un premier tome d’une saga déjà parue sous le titre de Tomorrow, quand la guerre a commencé. Le mystère des changements de titres demeure, aussi inextinguibles qu’incompréhensibles.

L’histoire a un soupçon de ressemblance avec la saga Seuls au monde écrite par Emmy Laybourne. Isolés pour quelques jours lors d’une sortie entre amis, sept adolescents se retrouvent coupés du monde dans le célèbre mais redouté bush de Hell, où, selon certaines légendes, un ermite aurait par le passé trouvait refuge. Pleine de gaieté et d’innocence, leur aventure va néanmoins prendre fin, pour retourner dans la dure réalité de la société. Quelle n’est pas leur surprise lorsque à leur retour, les rues sont désertes, plus âme qui vive dans les chaumières, animaux morts, maisons à l’abandons, radios, téléphones et télévisions coupés… Ils découvrent rapidement que des soldats ont investis la ville, et tiennent en otage l’intégralité de leurs proches. Dès lors, les jeunes adolescents se mobilisent et font preuve d’un étonnant sang-froid pour rester lucides et reconquérir leur espace vital.

Des personnalités très différentes se succèdent au grès de notre lecture. Les sept adolescents du début se révèlent avec le temps et l’avancement des actions. On découvre Homer, un jeune homme vaillant, courageux, qui prend les directives des opérations et guident ses amis sur le meilleur chemin à emprunter. Sûr de lui, il ne montre pas ses faiblesses, excepté son amour pour Fiona, qui transparaît de plus en plus. Fiona, la superbe, la gentille et douce Fiona, l’amie de notre narratrice, qui en fond également pour Homer. Nous pouvons faire la connaissance de Lee, intelligent jeune homme, maître de ses émotions et sous le charme de la narratrice, ainsi que les autres protagonistes, un peu plus effacés, Corrie, Robyn ou Kévin.

L’aventur va permettre aux adolescents de prendre des responsabilités et une autonomie personnelle. Ils vont s’aventurer dans des sentiers de leur être jusque là jamais exploités et découvrir des aspects de leur personnalité, se surpasser, et démultiplier leur courage. Outre l’acte de bravoure que chacun fait, c’est un combat pour la survie qui s’engage.

Concernant l’action qui s’égrène, le suspens est à son comble, et place le lecteur dans une position inconfortable, respiration retenue, souffle coupé. Le mystère, très présent, reste complet : qui sont ses soldats ? des humains ? d’autres créatures ? Que veulent-ils réellement ? Tant de questions dont l’auteur préfère garder le secret, certainement résolu dans le second volume.

Néanmoins, malgré les nombreuses actions que John Marsden met en place, j’ai trouvé que l’histoire patinait par moments. Des moments de folles aventures qui se structurent par des courses effrénées, mais qui au final, n’offre que très peu de mouvement au récit. Tout stagne, les actions se soldent par des actes vains, comme un yo-yo qui avance, pour finalement reculer et revenir au point de départ. Personnellement, je pense que l’auteur a voulu accès son premier tome sur la découverte des personnages et la mise en place du décor et du climat. Il délaisse donc la partie mobile de l’action, qui traînasse en surplace.

Ce début d’histoire a au moins le cran de resserrer l’amitié qui unie les sept adolescents. Une solidarité hors du commun s’organise, chacun ajoutant sa pièce à l’édifice, l’un aidant l’autre, pour créer une harmonie parfaite, une entente cordiale et structurée dans ce climat de fin du monde et de peur.

Baigné de mystère, le climat apocalyptique de ce premier tome enrôle entièrement le lecteur dans son sillage. Pris d’engouement pour les déboires des personnages, attisé par la curiosité des événements, on ne peut qu’être aspirer dans la folle aventure de ses adolescents, survivants d’une fin du monde bien particulière.

Ma note : 6,5/10

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