Littérature jeunesse

WARP, livre 1 : L’assassin malgré lui

WARP, livre 1 : L’assassin malgré lui de Eoin Colfer
391 pages, éditions Gallimard jeunesse, à 18,50€

 

Résumé : Nom de code : W.A.R.P.
Programme de protection des témoins du FBI classé ultrasecret jusqu’au jour où…
Ryley, un orphelin de l’époque victorienne, se retrouve soudain projeté dans le xxième siècle, bientôt suivi par son maître, le diabolique…
Albert Garrick, illusionniste et tueur à gages, lancé sur ses traces et celles de…
Chevie Savano, la plus jeune agente du FBI, qui n’a pas froid aux yeux.
Une hallucinate course-poursuite à travers le temps, Riley et Chevie sortiront-ils vivants de cette traque implacable ? Et pouront-ils empêcher le redoutable Garrick de s’approprier les clés du programme WARP et de changer le cours de l’Histoire ?
Extraits : « C’est étonnant comme chaque mouton a sa propre petite personnalité, quand on écoute vraiment. »
« Ne jamais faire confiance à un homme qui a les ongles longs, sauf s’il joue de la guitare folk. Un homme aux ongles longs n’a jamais travaillé de sa vie, honnêtement en tout cas.« 

Mon avis : Autant vous dire que le résumé de ce livre ne m’attirait pas le moins du monde. Envoyé par les éditions Gallimard jeunesse en épreuves non corrigées, ce manuscrit se présentait devant moi tel un OVNI étranger, un genre littéraire que je ne convoite pas, et dont je redoute la lecture. Comme on le dit si bien, il ne faut pas juger en fonction des apparences : ce livre a été une révélation, à deux doigts du coup de coeur, il a réussi à s’infiltrer au tréfonds de mon âme de lectrice, pour m’apporter les si belles émotions qui me font tant aimer la lecture.

En résumé, WARP, L’assassin malgré lui raconte l’histoire de deux monde, celui du XXIème siècle, avec la jeune espionne du FBI Chevie Savano, et celui du temps victorien reculé, de Riley, et le terrible Albert Garrick. Grâce à un transporteur qui permet de voyager à travers le temps, ils vont se croiser, s’associer, pour finalement lutter contre le Diable en personne : Garrick. S’ensuit d’innombrables péripéties, des aventures gargantuesques, pleines d’admirables actions, et de terrifiants moments.

Pour faire simple, ce roman ne vous laissera aucun moment de répit. Eoin Colfer ne laisse personne souffler, et enchaîne, dans un rythme fulgurant, les incidents. WARP est digne des plus grands romans d’aventures, méritant amplement ce titre, tant les rebondissements sont nombreux.

Combiné à un style historique, ce roman offre la possibilité aux lecteurs de s’interroger sur une probable esquisse d’Albert Einstein concernant les voyages dans le temps. Qui n’a jamais rêvé de découvrir le futur, de visiter le passé, de se téléporter dans un autre monde, une autre époque ? Eoin Colfer nous donne ici la faculté de partir à la découverte du temps, de s’échapper de la réalité pour sombrer dans l’aspiration de ce mystère.

C’est à travers les yeux de deux protagonistes, tous deux provenant de siècles radicalement opposés que le lecteur va pouvoir s’identifier à sa guise. Outre les nombreuses années qui les séparent, leur caractère diffère également, pour mieux se compléter. Chevie, boute-en-train, bavarde, butée et courageuse, garçon manqué sur les bords va rencontrer Riley, un jeune garçon qui cherche encore sa voie, vulnérable, doux et innocent, mais terriblement attachant. Fort heureusement, l’auteur ne tombe pas dans les typiques – et affreuses – rafles de l’amour entre deux héroïques protagonistes.
Ces deux personnages aux moeurs opposés vont devoir s’unir pour combattre le méchant des méchants, Garrick, dont la seule description physique se rapporte au diable.

J’ai parlé, précédemment, du côté aventureux de ce livre, mais j’ai omis de préciser qu’Eoin Colfer intègre des passages très noirs, qui se rapportent parfaitement au romans noirs, de thriller. J’ai frémi… terriblement. Les courses poursuites m’ont effrayées, certains personnages m’ont donnés la chair de poule, les lieux étaient sombres et inquiétants. Plus d’une fois j’ai été prise d’effroi ; pour mon plus grand plaisir.

Le seul petit bémol que je puisse reprocher à l’auteur, dans la mise en relation des genres littéraires du livre, c’est l’inadéquation de la place du fantastique dans l’histoire. Pour prendre un simple exemple, lors de la scène du théâtre, avec Garrick et les trois Béliers, ce dernier, en fin magicien, disparaît, et réapparaît, sans aucune explication. Un autre petit couac à ce niveau aurait été lors d’une des scènes finales, ou la « magie fantastique » est trop présente, voire inadaptée à l’histoire. Certes, Eoin Colfer a essayé de placer ça sur le compte de la magie, mais cette magie-ci n’a pas opérée avec moi.

Hormis ce petit point, ce premier tome a été un pur régal. Du début à la fin, les chapitres s’enchaînent, les aventures passent, les personnages également, on a peur, on s’essouffle, on garde espoir et on s’attache. Comme par magie, j’ai été transporté dans un autre temps, on compagnie de créatures humaines plus affreuses les unes que les autres, à courir en vain, pour sauver ma vie.

Néanmoins, l’épilogue final ne m’a pas totalement convaincu sur l’engagement du second volume. Plutôt brouillon, assez circonspect, il ne m’engageait rien de bon. Je me fierais plutôt à ma formidable lecture effectuée pour me pousser à continuer cette saga, au début si prometteur.

 

Ma note : 9,5/10
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