Une valse à trois temps

Une valse à trois temps de Patricia Gaffney
425 pages, éditions de Charleston, à 22,50€
Résumé : Veuve depuis peu, Carrie est submergée par un sentiment de culpabilité : elle sait que son couple était mort bien avant qu’une crise cardiaque n’emporte son mari. Pour sa fille Ruth, encore adolescente, et Dana, sa mère possessive, elle tient bon. Peu à peu, elle émerge de son chagrin et commence à tourner la page. Jess, son premier amour, réapparaît dans sa vie et lui offre la main secourable dont elle a besoin pour sortir la tête de l’eau.
Forte d’un nouveau but et d’une passion qu’elle n’aurait osé imaginer, Carrie s’efforce de puiser dans ce nouvel amour la force d’apporter un équilibre précaire à une famille en proie à ses souffrances et ses déceptions.
Ce roman émouvant, d’une justesse poignante, aide à mieux comprendre les femmes, leur vision d’elles-mêmes, ainsi de la magie de la vie.
Extraits : « Les enfants ont des dons, des défauts, des bizarreries, des tendances, des aspetcs d’eux-mêmes qui n’ont rien à voir avec leurs parents. C’est un soulagement, non ? Au moins, on n’a pas à assumer tous leurs échecs. »
« Certaines choses sont incontournables. Il faut simplement les affronter. »

Mon avis : La couverture du roman, première chose qui frappe, par sa couleur vive, la gaieté qu’elle dégage, la joie, l’amour et l’amitié, est un atout considérable pour les ventes de ce livre. Je suis littéralement tombée amoureuse de cette sublime couverture, qui, sans un mot, révèle d’innombrables jolies choses.

Une valse à trois temps pourrait être qualifié de roman pour filles, genre littéraire que je n’ai pas abordé depuis quelques temps. Mais quel plaisir de se retrouver dans un univers tel que présenté dans ce livre… Bien que chargé de problèmes, l’atmosphère général du roman dégage de l’amour, de la joie, de profonds liens qui unissent les personnages, qui émeut le lecteur.

Le titre du livre provient des générations de femmes qui prennent la place du narrateur tour à tour – Carrie, la veuve mère, protagoniste principale de l’histoire, sa mère et sa fille, Ruth. Des destins liés, des personnages attachants et une histoire émouvante, pour notre plus grand plaisir.
Carrie retrouve Jess, son premier amour d’adolescente, dont elle se dit amoureuse depuis le premier jour. Mais sa fille, Ruth, ne supporte pas de voir sa mère effacer son défunt père après seulement six mois, et en veut tout autant à Carrie qu’à Jess pour ce flirt amoureux qui se met en place. Dana, sa mère, se range de l’avis de Ruth concernant Jess, qu’elle ne peut voir, notamment à cause de son métier d’agriculture, soit-disant impropre à leur famille. Carrie, blessée, meurtrie tout autant par la mort de son mari que par les reproches de ses proches, va se lancer dans un projet ambigu, déraisonné et unique en son genre : recomposer l’arche de Noé en dessinant les couples d’animaux, dans un temps imparti ; avant la mort du vieux M.Pletcher, commanditaire de cette fantaisie.

Les trois jeunes femmes présentées, bien que parentes les unes des autres, ne se ressemblent en rien. Alors que Ruth est plutôt intrépide, incertaine dans ses choix, Carrie est montrée comme réaliste, généreuse, encore fragile et abattue par les événements. Tandis que Dana est plutôt froide, calculatrice, dépourvue de sentiments envers ses proches. Des personnages qui se distinguent pour mieux s’emboiter et se compléter.

L’écriture de Patricia Gaffney, auteure que je ne connaissais absolument pas avant de découvrir ce roman-ci, est totalement envoûtante. Nous sommes littéralement plongés dans le quotidien de nos protagonistes, partageant ce qui leur arrive, ressentant ce dont ils sont victimes. De plus, une certaine légèreté se lit dans son style d’écriture, caractérisée par une douce façon de raconter les faits, très appréciable.

Un roman qui raconte le deuil, la vie après la perte d’un être cher, et la meilleure façon de se reconstruire et d’estomper les tragiques épisodes vécus. Malgré la gravité des thèmes abordés, Patricia Gaffney arrive à incorporer de la joie et de la gaieté dans l’univers brisé des trois femmes.

Très facile à lire, agréable à découvrir, Une valse à trois temps permet de s’évader tout en profitant de la gaieté d’écriture de l’auteure. Un roman que j’ai adoré lire, sans un seul instant d’ennui, malgré les nombreuses pages et le peu d’actions qu’il recouvre.

Ma note : 8/10

Une réflexion sur “Une valse à trois temps

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