Une planète dans la tête

Une planète dans la tête de Sally Gardner.
255 pages, éditions Gallimard Jeunesse

Résumé :Je me demande si…
Si le ballon de foot n’était pas passé par dessus le mur.
Si Hector n’était pas allé le chercher.
S’il n’avait pas gardé l’abominable secret pour lui.
Si…
Alors, je me raconterais sans doute une autre histoire.
Voyez-vous, les « si » sont comme les étoiles, innombrables.
Depuis que ses parents ont du fuir la répression d’un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand-père dans la « zone7 », celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence… Dyslexique, il subit a l’école brimades et humiliations jusqu’au jour ou il se lie d’amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble, ils rêvent de s’évader sur Juniper, la planète qu’ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace… Ont-ils été supprimés?

Extraits : « Voyez-vous, les « si » sont comme les étoiles, innombrables. »

Mon avis : Ce roman constitue la second ouvrage non corrigé que les éditions Gallimard jeunesse m’envoient en tant que chroniqueuse pour la promotion 2013/2014. A paraître le 26 septembre 2013, ce livre a reçu deux prix littéraires britannique parmi les plus prestigieux, le Carnegie Medal en 2013, et le prix Costa en 2012. Il a également été grandement salué par la presse, qui en font tous des critiques très élogieuses. Le sujet du livre, à ce que j’ai lu sur le résumé de la quatrième de couverture, m’a intrigué et attiré, je m’attendais donc à trouver une pépite littéraire, un livre coup de poing qui marque le lecteur à jamais… hélas, je n’ai pas ressenti l’euphorie des britanniques.

L’histoire commence sur les chapeaux de roues, on est tout de suite plongé dans le bain, sans préambule, et avec des questions pleins la tête.
Première découverte concernant ce roman, c’est la particularité des chapitres, qui n’excèdent pas les 3 pages, pour les plus longs. L’auteure regroupe ainsi un total de cent chapitres, dans un livre qui ne contient seulement que 250 pages (approximativement). Pourquoi écrire aussi peu de lignes dans un chapitre ? Pourquoi faire des chapitres, dans ce cas-là, si c’est pour ne rien apporter de plus au contenu du livre ? Grande énigme… en tout cas, ce manque de développement des chapitres m’a posé problème, et m’a plutôt fait pensé à un manque de développement, de description et à une certaine forme de gâchis. C’est original quand ça sert, mais là, je n’en vois pas l’intérêt.

Notre narrateur est un jeune garçon dyslexique ; on ne connaît que peu de choses sur sa personnalité, hormis le fait qu’il soit dyslexique et un brin rêveur. Malgré sa pseudo maladie, il s’exprime passablement bien, mais m’a terriblement énervée à répéter sa fameuse expression « merde à la puissance mille » ! Aucune émotion ne se dégage de ce personnage, rien ne le prédestine à recevoir les faveurs du lecteur. C’est malheureusement ce qu’il s’est passé avec moi ; je n’ai pas eu pitié de lui, je ne lui ai pas accordé de sympathie particulière, il ne m’a pas marqué… je n’ai pas réussi à pénétrer son monde, si imaginaire soit-il.

Le sujet que voulait traiter Sally Gardner était bon, mais je ne pense pas que la façon dont elle l’a détourné soit la meilleure.
Dans un premier temps, je n’ai pas compris le but de ce roman. Où voulait en venir l’auteure ? Elle mélange bon nombre de sujets différents, pour à la fin, essayer de n’en regrouper qu’un… c’est trop brouillon, c’est trop tout simplement. Entre la dyslexie du jeune homme, le monde imaginaire qu’il s’invente, l’univers propagandiste dans lequel ils évoluent, l’inégalité, le totalitarisme… on s’écarte du sujet de base, c’est vraiment dommage.

L’écriture de Sally Gardner m’a également gêné. Je l’ai trouvé très crue, sans sentiments (cf les nombreux meurtres qu’elle décrit, où l’on ne ressent aucun climat particulier, comme si tout était normal), ce qui a eu le don de m’horrifier, voire de me choquer. L’atmosphère est étrange tout au long du livre, les contours du récit sont restés flous dans ma tête ; je lisais sans réellement lire, rien n’a attiré mon attention.

Je préfère être franche et vous dire que vous pouvez passer à côté de ce roman. Ce n’est pas qu’il est mauvais, loin de là, mais je ne le trouve pas complètement fini, on dirait qu’il est encore en construction, comme si ces épreuves non corrigées (qui vont constituer le livre), n’étaient qu’un brouillon du futur roman…
Je vais rapidement l’oublier, c’est une certitude.

 

Ma note : 3/10

Une réflexion sur “Une planète dans la tête

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