Chick-lit

Tradeuse

Tradeuse d’Erin Duffy.
370 pages, MA éditions à 18 €

 

Résumé : A l’heure où ses petites copines aspiraient à devenir médecins ou avocates, Alex Garrett, elle, rêvait de conquérir les hautes sphères de la finance. A présent qu’elle a grandi, elle est déterminée à réussir à Cromwell Pierce, l’une des société de courtage les plus réputées de Wall Street. Elle est prête à se battre pour entrer dans ce club très fermé et très masculin, mais elle doit commencer au bas de l’échelle, et se voit forcée de trimbaler pendant des mois sa chaise pliante de bureau en bureau avec, inscrit au Blanco sur son dossier, son nouveau surnom : La Fille.

Ignorant les mises en garde de ses amies qui la supplient de démissionner, Alex apprend rapidement à encaisser les coups. En un rien de temps, elle passe du modeste poste d’analyste à celui un peu moins modeste d’expert. Tout à coup, on l’appelle par son vrai nom et les membres du club très fermé se transforment en quarante frères aînés… et un petit ami potentiel. Mais la fin du monde tel qu’elle le connaît est pour bientôt, et Alex aura à faire le choix le plus difficile de sa vie : rester à Cromwell Pierce ou bien envoyer valser sa paire de Jommy Choo pour prendre un peu de hauteur.

Extraits : « Quelque part, c’était réconfortant de savoir que quand on est vraiment au fond du trou, on ne peut pas faire autrement que de remonter. »
« Je ne comprendrais jamais pourquoi les mecs pensent que la meilleure façon de montrer à une fille qu’elle les intéresse, c’est de l’ignorer en public.« 

Mon avis : Tout d’abord, avant de commencer à donner mon avis sur ce roman d’Erin Duffy, je voulais souligner le fait que la couverture est vraiment superbe. Elle donne vraiment envie de lire le livre, c’est un régal pour les yeux, un bon avant-goût de l’histoire qui attend les futurs lecteurs.

Erin Duffy nous offre un premier roman de chick lit très agréable à lire, avec une écriture simple, fluide, qui permet aux pages de défiler toutes seules dans les mains. Si le terme « Wall Street » ou même le nom du roman, Tradeuse pourraient en freiner certains, sachez que ce livre est loin d’être un roman compliqué à lire. Il y a quelques termes commerciaux employés de ci de là, mais rien qui pourrait vraiment gêner et faire buter le lecteur. Avec des passages remplis d’humour, l’auteure nous permet de faire la connaissance d’une jeune femme à l’ambition sur dimensionnée, mais maladroite, qui nous fait mourir de rire sans s’en rendre compte !

Alex, une jeune femme sortant tout juste d’une université de Virginie, rêve depuis toute petite de suivre les traces de son père, qui travaille dans des bureaux commerciaux de la finance. Malgré l’avis de sa mère et contre toute attente, elle se fait donc embaucher dans une des plus grosses sociétés de Wall Street : Cromwell Pierce… mais pas au poste dont elle aurait rêvé ! Elle se verra d’abord confier des tâches digne d’une secrétaire, des travaux qui n’ont rien à voir lui seront demandés, bref, elle se fera traiter comme une moins que rien. Mais au fil des mois, des missions de plus en plus importantes vont lui être confiées…

L’héroïne évolue tout doucement, au fil des pages. Elle part du barreau de l’échelle tout en bas, pour finir en haut, voire même de dépasser cette foutue échelle. Si au début du roman Alex paraît être une fille un peu bê-bête, peu sûre d’elle, naïve et timide, elle va se transformer, évoluer, et arriver à avoir une plus grande confiance en elle-même. Gare à celui qui essaiera de lui marcher dessus ou de lui passer devant, la nouvelle Alex ne se laisse plus faire !
Les personnages ont tous été très sympathiques, ils étaient différents les uns des autres, chacun avec des caractères bien définis. J’ai passé un agréable moment en leur compagnie.

Le thème principal, qui est Wall Street, permet de casser certains stéréotypes de la finance, ou au contraire, d’en renforcer d’autres. Je ne sais pas si ça se passe réellement comme ça la vie dans une société réputée de Wall Street, mais en tout cas, ce qu’en a raconté Erin Duffy (qui y a bossé pendant 10 ans, quand même, ce n’est pas rien), nous montre des côtés positifs, et d’autres négatifs. Ça nous permet également de voir qu’en commençant tout en bas, nous pouvons, avec beaucoup d’ambition et de motivation, gravir rapidement les échelons de façon à grimper dans la hiérarchie de ces marchés pourtant si fermés.
Je tiens à souligner la petite remarque, le petit clin d’oeil que l’auteure se fait à elle-même, quant, à la page 368, elle écrit « me dis pas que tu vas te transformer en garce aigrie qui écrit un bouquin pour se venger de Wall Street. Je supporte pas ces bonnes femmes. » Je rappelle qu’Erin Duffy a travaillé là-bas pendant 10 ans… bonne expérience ou mauvais souvenir ? Mystère.

Ma seule déception dans ce roman, ça a été à la fin… je m’attendais à tout autre chose que ce que j’ai lu. Le dénouement me donne une sensation de bâclage, comme si Erin Duffy n’avait aucune idée de quelle manière finir le livre, et aurait donc choisie la facilité. C’est dommage, j’aurais beaucoup aimé découvrir la suite de la vie d’Alex… Mais bon, c’est son choix, peut-être qu’elle voulait faire une fin qui claque, une fin théâtrale, digne d’une Fille !

En bref, je conseille à toutes les filles, sans exception de lire ce roman. Tous les ingrédients d’un bon chick lit sont réunis, avec un soupçon d’humour. Si Erin Duffy sort un jour un autre roman, je saute dessus à la première occasion !

 

Ma note : 9/10
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