Nymphéas noirs

Nymphéas noirs de Michel Bussi
492 pages, éditions Pocket

 

Résumé : Tout n’est qu’illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, le village cher à Claude Monet, sont bien réels.
Au coeur de l’intrigue, trois femmes: une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux Nymphéas noirs. Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.
Un étonnant roman policier dont chaque personnage est une énigme.
Professeur à l’université de Rouen, Michel Bussi est l’auteur de plusieurs romans parmi lesquels Code Lupin et Omaha Crimes.
Extraits :  « Je vais vous dire, faites l’expérience. Installez-vous au coin d’une rue, n’importe laquelle, un boulevard parisien, la place de l’église d’un village, ce que vous voulez, juste un endroit où il y a du monde. Arrêtez-vous quoi, dix minutes, et comptez les gens qui passent. Vous serez sidérés par le nombre de personnes âgées. A tous les coups, elles seront plus nombreuses que les autres. D’abord parce que c’est comme ça, on nous en rabâche les oreilles, il y a de plus en plus de vieux dans le monde. Ensuite parce que les personnes âgées n’ont que ça à faire, de traîner dans la rue. Et puis enfin surtout parce qu’on ne les remarque pas, c’est comme ça. On va se retourner sur le nombril à l’air d’une fille, on va se pousser devant le cadre sup qui presse le pas ou la bande de jeunes qui occupe tout le trottoir, on va laisser traîner l’oeil sur la poussette, le bébé dedans et la maman derrière. Mais un vieux ou une vieille… Ils sont invisibles. Justement parce qu’ils passent si lentement qu’ils font presque partie du décor, comme un arbre ou un réverbère. Si vous ne me croyez pas, faites l’essai. Arrêtez-vous, rien que dix minutes. Vous verrez. »
« Monet disait que la sagesse, c’est de se lever et se coucher avec le soleil.« 

Mon avis :  WAHOU, wahou, wahou… Des romans policiers, j’en ai lu. Des enquêtes, j’en ai élucidées. Mais des comme ça… je n’en ai jamais croisés !!!!

Pour essayer de vous résumé l’histoire sans trop vous en dire : Nymphéas noirs est un récit à trois voix. Une petite fille de onze ans, dotée d’un talent impressionnant. Une jeune institutrice à la beauté ravageuse. Une vieille femme solitaire. Dans un décor idyllique, où le peintre Monet a peint ses plus belles toiles, un meurtre aussi atroce que mystérieux a eut lieu. Jérôme Morval a été tué, traîné dans une rivière et ouvert le crâne d’un coup de pierre. Qui a bien pût rompre le calme de ce petit village touristique ? C’est ce que vont tenter de savoir l’inspecteur Sérénac et son adjoint, Bénavides.

Préparez-vous à avoir l’esprit embrouillé. Préparez-vous à perdre la tête, à tourner en rond, à maudire l’auteur. C’est en tout cas ce qui m’est arrivé. Surtout, ne vous fiez pas aux apparences !

L’histoire se déroule à Giverny, ville de naissance de Claude Monet, l’un des peintres français les plus connus, fondateur du style impressionniste. Dans un décor réaliste – l’auteur explique en début de roman sa description toute pointilleuse et véridique des lieux -, le lecteur se retrouve plongé au coeur du lieu de vie de ce célèbre peintre. Toute l’intrigue tourne autour de ce petit village, du peintre Monet et de ses tableaux impressionnistes, notamment ses nombreuses Nymphéas.

La révélation finale constitue l’apothéose du roman. Je n’ai jamais, me semble-t-il, été aussi surprise que je ne l’ai été là. Le nom du coupable est dévoilé, les pièces du puzzle se mettent en place, et tout devient parfaitement limpide dans mon esprit. L’histoire, jusque là assez floue, devient en quelques pages claire comme de l’eau de roche. Face à cette fin improbable, je tiens à applaudir le talent de génie et l’imaginaire débordant de Michel Bussi.

L’histoire des Nymphéas noirs ne peut pas s’expliquer. Elle se vit, tout simplement. C’est finement écrit, digne des plus grandes intrigues policières de tous les temps. Je suis admirative. Purement et simplement bluffée.

 

Ma note : 10/10
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3 réflexions sur “Nymphéas noirs

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