Nos enfants si gâtés

Nos enfants si gâtés de Madeleine Chapsal.
255 pages, éditions Fayard, à 18€

 

Résumé : Ils veulent tout et tout de suite, et ils l’ont ! Ce sont nos enfants, nos enfants si gâtés !
Dans ce roman – si proche du vécu – ils sont quatre : douze, quinze, dix-huit et vingt ans ! Leurs parents les emmènent ou les envoient ensur l’île de Ré – pour être tranquilles, croient-ils… Ce petit territoire hors continent n’est-il pas dénommé l’« île aux enfants » ?
Que de tribulations les attendent en ces belles journées d’août ! Depuis l’accident de bicyclette, jusqu’aux bagarres nocturnes, aux abus en tout genre : cigarette, drogue… Où qu’ils soient, les enfants d’aujourd’hui rencontrent le monde d’aujourd’hui. Car si les parents et la société les gâtent, la vie actuelle, elle, ne les épargne pas…
Ce roman drôle, fort et juste, sur les rapports nouveaux, tendus mais non pas sans amour, entre parents et enfants, est situé dans un cadre ensoleillé et enchanteur que l’auteur – qui y réside – connaît dans ses moindres recoins !
Extraits :  « Les gens ne savent pas qu’en tuant et en martyrisant les bêtes c’est une part d’eux-mêmes qu’ils assassinent. »
« En cas d’accident, c’est immanquable : on commence par s’interroger sur les causes, comme si les connaître allait permettre de revenir en arrière et de les abolir, au lieu de s’occuper des dégâts !« 

Mon avis : Comme j’allais prochainement partir en vacances à l’île de Ré, ce roman paraissait être un parfait avant-goût de mon petit séjour d’été. Entre soleil, vacances, histoires et enfants, les promesses étaient nombreuses… malheureusement, je suis un peu déçu de ma lecture.

Tout d’abord, je tiens à dire que ce livre est principalement destiné aux enfants (quoique la titre dise), mais il peut l’être aussi aux parents. Je le rapprocherais plus d’un livre jeunesse, car l’écriture de Madeleine Chapsal était simple, parfois enfantine, mais les sujets traités demandaient plus de maturité et de sens critique.

Dès les premières lignes, j’y ai retrouvé l’euphorie des grands départs en vacances, grâce à cette famille banale très sympathique. L’auteure décrit avec réalisme les désagréments des grands départs et la joie de l’arrivée, suivit par le début des vraies vacances. Nous nous retrouvons plongé en vacances avec cette famille sur qui nous pouvons facilement nous identifier.

Madeleine Chapsal ne décrit que très brièvement l’île de Ré, elle ne s’attarde pas sur les détails, de sorte qu’une personne ne connaissant pas du tout l’existence de cette île, pourrait croire que ce lieu est un quelconque coin de plage avec mer et soleil, tel la côte d’Azur. Je ne sais si les lieux et les noms évoqués existent réellement, mais le fait de citer des villes et monuments célèbres (La Rochelle, Fort-Boyard) prouvent encore une fois authenticité de son écrit et le réalisme qu’elle appose à l’histoire.
Néanmoins, même si l’île est peu décrite, j’ai eu la nette impression de ne l’apercevoir que sous son côté sombre. Le soleil n’était que rarement évoqué, et en contrepartie, la majeure partie de l’histoire se déroule la nuit, au bord de la plage.

Les vacances sont bien décrites, telles qu’elles se déroulent normalement dans une famille de classe moyenne. Les personnages sont très terre-à-terre, quoiqu’un peu rendus idiots (notamment les enfants âgés de treize et seize ans).

Le thème principal de Nos enfants si gâtés, outre les choix des vacances en famille, consiste à se questionner sur l’évolution de l’éducation des enfants de notre société. Les mentalités et les esprits se sont modernisées, et avec elles, surviennent tout un tas d’inconvénients.

Madeleine Chapsal évoque les drogues, l’alcool et les divers substances que prennent innocemment principalement les adolescents, mais aussi les personnes majeures. Elle parle des petits problèmes des enfants, qui sont capables de faire des crises factices à leurs parents, pour obtenir ce dont ils souhaitent.

Malheureusement, j’ai trouvé que l’auteure n’avait que superficiellement creusé le thème de son livre. Elle ne s’aventure pas trop dans les sujets qu’elle traite, et préfère rester à la surface de ces thèmes assez tabous. L’histoire est finalement assez plate, et ne m’a pas embarqué plus que ça.

Entre les différents chapitres, les liens n’étaient que très minces. Alors qu’il y en avait un qui se déroulait de nuit, l’autre enchaîné de jour, puis le suivant reprenait de nuit. Ce manque de fluidité et de connexion m’a quelque peu dérangé, même s’il n’arrête rien à l’histoire principale.

Ce livre ne fait pas partie de la grande littérature, mais pour s’évader et passer un moment sympathique, je le trouve pas mal. Il est frais, il sent le soleil et les vacances. Si vous voulez vous plonger en été avant l’heure, je vous le conseille.

 

Ma note : 5/10

Une réflexion sur “Nos enfants si gâtés

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