Roman policier et polar·Thriller

Ne le dis à personne…

Ne le dis à personne… d’Harlan Coben.
431 pages, éditions Pocket

 

Résumé :Pédiatre, David Beck exerce dans une clinique pour le compte de Medicaid, structure sociale qui prend en charge les pauvres sans couverture sociale. Il aime son métier et l’exerce avec passion. Mais sa vie a été brisée lorsque son épouse, Elizabeth, qu’il connaissait depuis l’enfance, fut assassinée par un tueur sadique qui marquait ses victimes au fer rouge. Huit ans après ce drame, il reçoit un étrange e-mail codé dont la clé n’était connue que de lui-même et d’Elizabeth. Abasourdi, David essaie de se souvenir des détails qui entourèrent l’assassinat de sa femme, dont le propre père, officier de police, identifia formellement le corps. Impatient, il guette le prochain message qui lui donne rendez-vous le lendemain. En cliquant sur un lien hypertexte, il découvre alors le site d’une caméra de surveillance de rue et dans la foule, il voit, stupéfait, passer Elizabeth
qui le regarde en articulant « Pardon, je t’aime »…
Extraits : « Il y a des choses qu’on range, qu’on colle au fond d’un placard, qu’on pense ne plus revoir – mais qu’on ne se résout pas à mettre à la poubelle. Un peu comme les rêves, quoi. »
« Il y a des lieux où il vaut mieux que l’esprit ne s’aventure pas ; parce qu’il s’y égare nécessairement.« 

Mon avis : Je suis fière de poster cette centième critique sur la fiche Babelio de ce fabuleux roman d’Harlan Coben. Une nouvelle fois, l’auteur a réussi à m’embarquer dans son univers, à me faire tressaillir et surtout, à me faire tourner en rond. Chapeau l’artiste !

Comme dans tout bon thriller qui se respecte, le début du livre est un énorme point d’interrogation pour le lecteur. Certes, les faits sont là, bien exposés, écrits et souvent décrits tels qu’ils se sont passés. Mais le lecteur sait pertinemment qu’il y a aiguille sous roche ; un thriller aussi calme et simple, ce n’est pas banal. Et effectivement, peu de temps après, une nouvelle intrigue vient relancer cette mystérieuse entrée d’histoire. Mais pas n’importe quelle intrigue ; celle que nous découvrons est telle qu’elle nous cloue sur place, nous terrifie, et renouvelle notre lot de questions. Ne vous leurrez pas : le lecteur n’est pas au bout de ses peines… du mystère, il y en aura jusqu’à la fin. Du flou ? Ne m’en parlez pas, vous serez perdu tout au long du livre. Et le dénouement ? Ne soyez pas trop pressé. Tout se résout à la fin, nos questions trouvent des réponses cohérentes, et les intrigues pèles-mêles arrivent enfin à se délier.

Le protagoniste est un personnage typique de roman. Il n’a rien d’extraordinaire, pas de signe particulier d’originalité, et se glisse aisément dans le moule des personnages types de thriller. Par contre, les personnages secondaires qui n’interviennent que périodiquement dans le déroulement de l’intrigue, attirent l’oeil. Le couple Linda/Shauna est original, elles sont drôles, atypiques, bienveillantes… en plus, Harlan Coben approuve la mixité, et n’hésite pas à ajouter un couple d’homosexuel dans son récit, avec en plus, un enfant naît de cet union. Le père de la jeune fille « disparue », Hoyt Parker, aurait également pu passer pour un personnage banal sans grand intérêt, mais son ancien statut de policier, son caractère sec, droit et horrifiant, font de ce retraité quelqu’un qui sort du lot. Il est également mystérieux au plus haut point (comme presque tous les personnages présents dans ce roman), et c’est dur de déceler ses vraies pensées.

L’intrigue en elle-même est plutôt cohérente, quoique exagérée à certains moments. Elle est néanmoins très bien menée et se dévoile au fur et à mesure de l’avancée de notre lecture. Harlan Coben a fait une nouvelle fois preuve d’une grande originalité dans son récit. Comme toujours, le lecteur est laissé sur la touche, à des années-lumières de découvrir le pot-aux-roses.

Ne le dis à personne… est un thriller psychologique, certes, avec maintes mystérieuses intrigues, mais il est également rempli d’actions et d’aventures qui font que le lecteur ne s’ennuie pas un instant au court de sa lecture. Tout s’enchaîne rapidement, à notre plus grand plaisir.

Le lecteur, quant à lui, retient son souffle jusqu’aux dernières lignes de ce polar. Le dénouement est très attendu, et surprend aussi beaucoup les idées que se faisaient chaque personne en lisant ce livre.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de ce roman. Une nouvelle fois, je suis tombé sous le charme d’Harlan Coben, qui a su me retourner le cerveau à plusieurs reprises. Ne le dis à personne… a reçu un prix ; celui des lectrices du magazine ELLE, et je trouve que ce prix est mérité.
Adapté au cinéma en 2006 par Guillaume Canet, c’est le très célèbre acteur d’Intouchables, François Cluzet, qui adopte le rôle principal de David Beck. Après avoir lu le livre, je pense me jeter sur le film sans plus tarder…

 

Ma note : 8/10
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