Les liaisons dangereuses

Les liaisons dangereuses
de Pierre Choderlos de Laclos.
573 pages, éditions Le Livre de Poche, à 5 €

 

Résumé : Au petit jeu du libertinage, l’adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée : c’est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules. Peu importent les sentiments, seule la jouissance compte. Les conquêtes se succèdent de part et d’autre, jusqu’à ce que Valmont rencontre la vertu incarnée : la présidente de Tourvel. Elle est belle, douce, mariée et chaste : en un mot, intouchable. Voilà une proie de choix pour Valmont : saura-t-il relever ce défi sans tomber dans les pièges de l’amour ?
Extraits :  « L’amour est un sentiment indépendant, que la prudence peut faire éviter, mais qu’elle ne saurait vaincre ; et qui, une fois né, ne meurt que de sa belle mort, ou du défaut absolu d’espoir. »
« A force de chercher de bonnes raisons, on en trouve, on les dit ; et après on y tient, non pas tant parce qu’elles sont bonnes que pour ne pas se démentir.« 

Mon avis : Quel chef-d’oeuvre, je suis ravie d’avoir pu découvrir un aussi bon livre ! Je l’ai lu principalement pour le bac de français de fin d’année, mais cette lecture s’est avérée, au fil des pages, plus agréable que ce que je pensais.

La Marquise de Merteuil, voulant se venger de Mr de Gercourt, envoie son vieil ami et ancien amant le Vicomte de Valmont séduire la préposée future fiancée de Mr de Gercourt, la jeune Cécile Volanges. Mais cette dernière va rapidement tomber sous le charme du chevalier Danceny. De son côté, le Vicomte de Valmont va profiter de son séjour chez sa tant madame de Rosemonde pour établir sa « mission », et va s’amouracher d’une nouvelle conquête : La présidente de Tourvel.

Ce roman épistolaire, composait de 175 lettres au total, peut paraître volumineux aux premiers abords, mais les lettres présentées sont toutes très courtes (elles n’excellent pas 10 pages pour la plus longue), et on se prend très rapidement au jeu de l’échange. Le style d’écriture de Pierre Choderlos de Laclos n’est pas compliqué, il peut être à la portée de tous.

Dans ce roman, le libertinage et l’amour sont au centre de tout, présents à chaque page. Le lecteur, étant omniscient, semble découvrir, intimement, la vie de chacun.

Les personnages du roman sont séparés en deux groupes bien distincts ; les libertins, composés de la Marquise de Merteuil et du Vicomte de Valmont, ainsi que les victimes, qui sont toutes les autres personnes piégées et manipulées par les deux personnages sus-mentionnés.

Comme il n’y a pas de réel protagoniste, le lecteur est libre de se forger sa propre opinion sur les caractères de chacun.
Dans un premier temps, nous pouvons prétendre que les libertin sont des « méchants », méchanceté due à l’abus de la confiance des victimes. Ils s’amusent donc des mensonges qu’ils leurs livrent, et entretiennent une certaine complicité entre eux ; ils se révèlent tout, se raconte librement leurs mensonges et leurs mauvais agissements.
La facilité que les libertins ont à berner les victimes, montrent que ces dernières sont très naïves. On pourrait même penser qu’elles sont bêtes… ou trop gentilles. De là, naît un certain attachement à ces pauvres personnes.
Mais après-coup, les stratégies de ces deux compères pour arriver à leur fin nous amuse. Ils font preuve de beaucoup de persuasion, ils inspirent confiance aux victimes, de façon à se qu’elles se confient à eux, sans imaginer la supercherie qui se joue à l’arrière.

Subjuguée par les pages et par les intrigues amoureuses, je n’arrivais pas à lâcher ne serait-ce qu’un instant ce livre. Les mots de Pierre Choderlos de Laclos s’enchaînaient tout seul… le changement d’attitude de certains personnages s’est fait tellement doucement, que je ne m’en suis même pas rendu compte. Je prends en exemple la présidente de Tourvel ; si nous regardons seulement son état d’esprit au début et que nous le comparons à ce qu’elle ressent à la fin… c’est tout le contraire ! On assiste donc à de véritables retournements de situation, bien maîtrisés par l’auteur, qui arrive à les faire couler très doucement…

La fin du récit est très inattendue, c’est l’apothéose, une fin bouleversante, qui montre bien les limites de l’amour.

Si vous n’avez pas lu ce livre, je vous le recommande ardemment. Il est à lire absolument ! Après avoir traversé tant de siècles, il est toujours d’actualité, et apprécié à sa juste valeur. J’espère que des millions d’autres gens pourront, comme moi, avoir le plaisir de le lire…

 

Ma note : 10/10
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Une réflexion sur “Les liaisons dangereuses

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