Littérature française·Nouvelles

La voiture noire du désir

La voiture noire du désir de Madeleine Chapsal
233 pages, éditions Flammarion, à 18€

 

Résumé : « Depuis toujours je raconte ma vie comme une histoire dont je suis à la fois l’auteur et l’héroïne. Il m’est venu de condenser certains de ces rêves vécus sous forme de nouvelles : c’est un pêle-mêle de drôlerie, d’humour, de bizarreries, parfois de drames?On m’y découvre en compagnie d’amis comme Simone Signoret, Gérard d’Aboville, Claude Sérillon et de bien d’autres personnages, anonymes ou faciles à identifier ? Une chose est sûre, la fiction est l’ombre portée de la vérité. » Une noyade à New York, Un soir au Ritz, La passion de mourir ? Personne ne peut résister au charme troublant de cette Voiture noire du désir.
Extraits : « Et soudain elle reçut le choc de son regard. Quand ils se retrouvaient, c’était toujours la même chose, un regard, un seul qui disait : « Tu es là, je suis là, nous sommes ensemble ». »
« Ce qui compte, somme toute, c’est l’apparence. Que sait-on de ce que l’autre pense, ou fait, ou ressent, ou souhaite ? On l’imagine, c’est tout.« 

Mon avis : Nouvelle entrevenue avec Madeleine Chapsal, après ma lecture de Nos enfants si gâtés voilà quelques années de celà. Fort bizarrement, alors que ces deux ouvrages ne coïncident en rien (ce n’est pas le même thème traîté, la tranche d’âge des personnages n’est pas identique, le ton de narration est différent, le public visé n’est pas le même), je me suis surprise à retrouver des points négatifs que j’avais déjà soulevé lors de ma chronique précédente.

Il faut tout d’abord savoir que ce livre n’est pas un roman ; en effet, Madeleine Chapsal a constitué son livre en petites nouvelles, toutes disjointes les unes des autres, sans continuation apparente, avec comme sens commun, le thème de l’amour, qui revient systématiquement. Amatrice en matière de nouvelles, je n’en suis pas particulièrement friande, mais j’attendais de cet ouvrage qu’il me fasse changer ma perception de la nouvelle. Malheureusement, ça n’a fait qu’empirer les choses.

Comme dit précédemment, les nouvelles se lisent l’une après l’autre, sans fil conducteur. Aucune ne se ressemblent vraiment. Les histoires ne sont pas vraiment construites, elles constituent un infime moment de la vie du narrateur, qui raconte d’un point de vue très général son aventure. Et c’est véritablement cette trop grande généralité qui m’a empêchée d’apprécier pleinement ce livre. Les personnages ne sont pas attachants, aucun ne sort particulièrement du lot, ils s’oublient dans l’esprit du lecteur une fois la dernière page tournée.

Mais l’écriture de Madeleine Chapsal se veut d’une poétique sans pareil, je l’avoue, plongeant irrémédiablement le lecteur dans ses histoires, qui semblement si réalistes. On peut s’identifier facilement à l’une ou l’autre de ses nouvelles, retrouver des petites scènes que l’on est susceptibles d’avoir vécu. D’autres, comme celle de la page 171 « La passion de mourir », marquent particulièrement le lecteur, pas la violence des mots ou la cruauté des faits.
L’auteure, veut, en quelque sorte, montrer les drames de la vie quotidienne, notamment la tragédie de l’amour sous toutes ses formes. L’amour passionné, l’amour éteint, l’amour trompeur ou l’amour mouvementé, toutes les nuances des sentiments se font ressentir à travers les différentes nouvelles. Un panel d’émotions raconté dans une langue subtile et touchante.

Pour ma part, le gros point positif de cette nouvelle, c’est sans doute les chutes finales de chaque nouvelle. En effet, même très courtes (elles n’excellent pas une dizaine de pages), l’auteure arrive à y insérer une sorte de suspens, qui croît inexorablement, jusqu’à l’apothéose finale, qui clos brutalement la scène.

Vous l’aurez compris, mon avis est assez mitigé. D’un côté, j’ai aimé les thèmes proposés et l’écriture enchanteresse de Madeleine Chapsal, mais d’un autre, la généralité trop prononcé de l’oeuvre font que je ne suis pas entrée dans toutes les histoires.

Ma note : 3,5/10
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