Littérature anglaise

England’s Lane

England’s Lane de Joseph Connolly.
417 pages, éditions Flammarion, à 21 €

 

Résumé : England’s Lane, dans le Nord de Londres, est une rue pleine d’effervescence, où se côtoient de nombreuses boutiques. L’occasion de s’immiscer dans le quotidien des commerçants de la petite artère en 1959. On y rencontre entre autres Milly, mariée à Jim Stammer qui tient la quincaillerie. Ils ont un fils adoptif, Paul, d’une dizaine d’années. Il y a aussi Stan, le marchand de tabac et de friandises dont la femme reste cloîtrée à la maison, père d’une gamine de l’âge de Paul. Ou encore Jonathan Barton, le boucher de England’s Lane qui reçoit un jour la visite d’un inconnu le menaçant de révéler sa véritable identité… Infidélités, mensonges, meurtres et trahisons se cachent derrière les façades proprettes de chacun des commerçants, bien moins lisses qu’on pourrait le croire… Une comédie de mœurs comme seul Joseph Connolly en a le secret, savoureuse et piquante à souhait.
Extraits :  « Peut-être devons-nous tous saisir la moindre possibilité de réconfort dès qu’elle se présente, peu importe quand et comment, si improbable et condamnée d’avance soit-elle. »
« Une femme qui tombe amoureuse ne tarde pas à tomber en quenouille.« 

Mon avis : Joseph Connolly est un écrivain anglais, qui m’était encore inconnu à ce jour. Né au Royaume-Unis et vivant donc en Angleterre, c’est tout naturellement dans les rues d’une ville de son pays : Londres, qu’il décide de raconter son histoire.

England’s Lane est un quartier qui se situe dans le Nord de Londres. Il a l’air assez miteux et vieux, mais les commerçants y sont nombreux. D’ailleurs, ils se connaissent tous, et ont tous une histoire spéciale à raconter. La vie d’un quartier avec ses bons… mais aussi ses mauvais côtés.

L’auteur raconte donc l’histoire d’un certain nombre d’habitants de ce quartier, des histoires qui vont se croiser et se décroiser.

On y découvre des personnages haut en couleurs, tous très différents, avec toujours caché dans le fond de leur esprit, un souvenir, un secret enfoui et tût aux yeux de tous. Ils cachent donc tous un mensonge plus ou moins gros, avec plus ou moins d’importance… L’auteur dresse un portrait complet et bien détaille de chaque habitant, en insistant bien sur son caractère et sa personnalité. Certains personnages sont atypiques et peuvent faire mourir de rire le lecteur, tandis que d’autres vont plutôt l’émouvoir et le peiner.

En parlant d’émotions, ce livre en regorge ! Tristesse, joie, amour, famille, tromperie, jalousie… Joseph Connolly aborde tous les états des sentiments, pour notre plus grande joie.

Le lecteur ne peut qu’émettre des hypothèses sur la vie des personnages, et choisit d’en aimer un plus qu’un autre. Pour ma part, si je devais choisir parmi tous ce gratin varié quelqu’un qui m’aurait plus plût, je pense que les enfants en ressortiraient. J’ai beaucoup aimé leur naïveté (qui cache leur vrai côté mature), leur générosité, et leur malheurs. Ils ont tous vécus plus ou moins de choses graves, mais n’en ressortent pas affaiblis, bien au contraire, ils continuent à vivre leur vie légèrement, tranquillement, sans problème. Ils m’ont émut, vraiment.

Des personnages un peu surjoués, peu crédibles, qui peinent à rester plausibles et une écriture qui, certes, s’allonge et semble ne jamais finir, mais est quand même très agréable. Le style de l’auteur est très doux, et réel. Il permet au lecteur de vraiment ressentir tout ce que font les différents personnages. Je tiens également à souligner le fait qu’à chaque fois, la narration se faisait par un personnage différent, changement qui se déroulait par une transition presque invisible, et vraiment bien réalisé !

L’environnement, l’univers de Londres n’est pas vraiment ressenti à travers ces pages. C’est beaucoup plus la vie du quartier et de ses habitants que l’on remarque. Car on dirait que chaque commerçant reste cloîtré dans leur petite boutique, et les seules fois où ils sortent, c’est soit pour rentrer chez eux, soit pour aller chez un voisin… en tout cas, ils ne sortent jamais de leur quartier adoré !

Un roman qui peut semblait très lent à certains moments, mais qui aboutit à une histoire sympathique.

 

Ma note : 6/10
Publicités

Une réflexion au sujet de « England’s Lane »

  1. Ping: C

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s