Boys don’t cry

Boys don’t cry de Malorie Blackman.
287 pages, éditions Macadam, à 12,50 €

 

Résumé : Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l’université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé. Mais quand on sonne enfin à la porte, ce n’est pas le facteur, c’est Mélanie. Son ex-copine, dont il n’a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur. Etre père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais…
Extraits :  « Les garçons ne pleurent pas, mais les hommes oui. »
« Parfois, les choses que nous sommes convaincus de ne pas vouloir sont en fait celles dont nous avions le plus besoin.« 

Mon avis : Après avoir longtemps entendu parler de l’auteure Malorie Blackman surtout pour sa saga Entre chiens et loups, je me suis décidé à me lancer dans un de ses romans, dont j’ai beaucoup entendu parler il y a peu. J’ai choisi Boys don’t cry, qui est un livre jeunesse, car le résumé me semblait prometteur, et les nombreux avis que j’avais pu lire avant de me lancer dans ma lecture étaient tous positifs.

Dante à 17 ans, 18 dans quelques mois, il vit paisiblement et tranquillement, comme tous les adolescents de son âge. Un matin, alors qu’il attend le facteur pour ses résultats des examens, c’est Mélanie, son ex, qui sonne à la porte. Mais Mélanie n’est pas seule ; elle est accompagnée d’Emma, une toute petite fille d’un an. Dante, d’abord heureux de revoir Mélanie, va vite devenir curieux de savoir qui est Emma. Mélanie va lui apprendre de but en blanc qu’Emma est en réalité leur fille à tous les deux. Dante voit alors toute sa vie basculer en quelques instants. Pour couronner le tout, Mélanie s’éclipse de la maison pour soit disant « acheter des choses pour Emma », en la laissant avec son jeune papa. Elle s’enfuit, en laissant Dante seul avec sa fille sur les bras.
Le jeune homme va devoir apprendre à gérer son nouveau rôle de père, à combiner ses études, sa vie d’adolescent, à passer outre les regards des autres et leur esprit malveillant. Peut-on être un bon père à 17 ans ?

L’histoire commence directement par l’arrivée de Mélanie chez Dante. Malorie Blackman entre dans le vif du sujet dès l’ouverture du roman, ce qui nous permet de nous mettre dans le bain en un rien de temps.

Nous découvre Dante, un jeune homme brillant, à l’avenir prometteur, réfléchi et courageux.

Dans ce roman, plusieurs thèmes majeurs sont abordés : la paternité des adolescents, la responsabilité du père vis-à-vis de son propre enfant, mais également l’homosexualité et l’homophobie. Des sujets souvent violents, où chaque personne détient son propre avis sur la question. Malorie Blackman nous tend une perche pour réfléchir davantage soi-même en nous percutant de plein fouet avec ces sujets profonds et sensibles.

Même si j’ai trouvé l’histoire émouvante et les personnages attachants, je trouve que ça manquait horriblement de crédibilité. La réaction de toute la famille de Dante (et de Dante lui-même) sort tout droit d’une série télé. Il annonce à son père qu’il a une petite fille, et la première chose que fait son père, c’est de courir au supermarché acheter tout ce dont il a besoin pour pouvoir rendre le plus agréable possible sa vie parmi eux… quel père peut avoir cette réaction-là ?!

Un roman dédié aux adolescents, que j’ai apprécié… mais sans plus. Il se lit vite et tout seul, on ne se prend pas la tête avec. J’ai bien aimé l’écriture de Malorie Blackman, elle est agréable à lire, mais elle ne m’a pas emporté bien loin ; je ne suis donc pas totalement convaincue.

Pour le dénouement de l’histoire, j’aurais adoré découvrir tous les personnages dans le futur. Pendant toute ma lecture du roman, je n’attendais qu’une seule et unique chose : voir la vie que mène Emma, son père, son oncle et son grand-père des années plus tard… L’auteure aurait pu rallonger un peu l’histoire, nous projeter dans le futur, ou écrire un second tome, tout simplement. Ç’aurait été bien sympathique.

Un roman plus centré sur les adolescents, dédié pour les personnes sensibles. Une bonne accroche sur la paternité et l’homophobie.

Ma note : 7/10
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