Putain

dbc
Putain de Nelly Arcan
186 pages, éditions Seuil, à 14,94€

 

Résumé : Putain ! Le titre a le mérite d’être clair, sans détour. Putain est une vie de putain. Un récit cru, pur jus, qui ne triche pas, le premier roman d’une jeune Québécoise. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir, peut-être sans jamais avoir osé le demander ! Du parcours, fatal, forcément fatal, au plaisir qu’on éprouve ! Tout y est. Une éducation religieuse, trop religieuse, une mère absente, trop absente, l’envie de donner un coup de fouet à une morne vie… et l’existence de basculer, le quotidien de s’habiller de chair et de sperme, les hommes de filer à vos pieds, de défiler entre vos jambes, de passer dans votre bouche. Les uns désœuvrés, les autres obsédés, les porcs et les gros porcs, les illuminés, les glamours, jusqu’à ceux qui veulent vous « sortir de là »… Derrière cet autoportrait, la confession, parfois comme un long râle plaintif, est un travail introspectif. Pour l’auteur, il s’agit moins de savoir comment on en est arrivé là que de vouloir se connaître, se reconnaître, plutôt que de paraître. Bien. Fallait-il en passer par un déballage moins cocasse que tapageur ? Putain se voudrait un roman réaliste. Avec ce qu’il faut de racoleur pour attirer le chaland. C’est tout juste un témoignage (un de plus) de femme, prostituée moderne de luxe, qui trimbale son fardeau familial. Il y a un avantage : on y lit ce qu’on attend. Sans être volé sur la marchandise. Sans plus. Et l’on reste finalement sur sa faim. –Céline Darner
Extraits : « On s’habitue vite aux choses lorsqu’on ne peut y échapper. »
« Mais une femme n’est jamais une femme que comparée à une autre, une femme parmi d’autres.« 

Mon avis : Je ne vais pas m’étaler longuement sur ce roman autobiographique de Nelly Arcan que j’ai trouvé affreusement ennuyant et fort mal construit.

L’auteure nous raconte avec mille détours et figures de style ces trépidantes années de prostituée à l’hôtel, années noires, lugubres et cauchemardesques, qui ont marquées sa vie à jamais et lui ont fait prendre un tournant radical.
Le problème de ce livre, c’est la construction de l’histoire. Aucun événement ne vient relever le récit, les mots sont balancés à la pelle sans queue ni tête, sans élément connecteurs. Comme dans Belle du seigneur d’Albert Cohen, Nelly Arcan, par coquetterie ou pour donner un rythme essoufflé à ses propos, limite au possible les points finaux censés clore ses phrases. Un genre quelque peu lourd à lire, sans but précis, qui ne m’a pas intéressé plus que ça.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas vraiment apprécié le style d’écriture de l’auteure. Mais je souligne l’intimité des propos, les confessions secrètes, souvent pudiques, qui peuvent être choquantes par moment. Pour décrire avec autant de précision les pires moments de sa vie, il faut un profond courage, une clairvoyance à la hauteur des insanités subies. Je respecte le travail effectué, même s’il ne m’a pas touché plus qu’escompté.

Ma note : 1,5/10
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