Littérature française·Roman

L’élégance du hérisson

dbc
L’élégance du hérisson de Muriel Barbery.
356 pages, éditions Gallimard

 

Résumé : « Je m’appelle Renée, j’ai cinquante-quatre ans et je suis la concierge du 7 rue de Grenelle, un immeuble bourgeois. Je suis veuve, petite, laide, grassouillette, j’ai des oignons aux pieds et, à en croire certains matins auto-incommodants, une haleine de mammouth. Mais surtout, je suis si conforme à l’image que l’on se fait des concierges qu’il ne viendrait à l’idée de personne que je suis plus lettrée que tous ces riches suffisants.

Je m’appelle Paloma, j’ai douze ans, j’habite au 7 rue de Grenelle dans un appartement de riches. Mais depuis très longtemps, je sais que la destination finale, c’est le bocal à poissons, la vacuité et l’ineptie de l’existence adulte. Comment est-ce que je le sais? Il se trouve que je suis très intelligente. Exceptionnellement intelligente, même. C’est pour ça que j’ai pris ma décision : à la fin de cette année scolaire, le jour de mes treize ans, je me suiciderai.  »

Extraits :  « Vivre, se nourrir, se reproduire, accomplir la tâche pour laquelle on est né et mourir : ça n’a aucun sens, c’est vrai, mais c’est comme ça que les choses sont. »
« Nous ne connaissons du monde que l’idée qu’en forme notre conscience.« 

Mon avis : Un livre qui m’a laissé un peu sur ma fin… J’en avais tellement entendu parler, que je me suis enfin lancée à la découverte de ce livre au titre si surprenant. Une lecture qui s’annonçait extraordinaire, mais une immense déception à la clé.

L’élégance du hérisson est un livre très facile à lire, et assez rapide : une fois l’histoire commencée, impossible de la lâcher. Elle est plaisante, surprenante, certaines fois.

Certains passages étaient vraiment trop philosophiques à mon goût, ils étaient à la limite de l’ennuie : je lisais sans comprendre les mots qui défilaient sous mes yeux. Je dois vous avouez avoir même sauté quelques pages quand Muriel Barbery étalait un peu trop sa science… et l’histoire n’a pas été différente pour autant : ces pages n’apportaient rien à l’intrigue principale.

Les personnages sont très attachants, et hautement intelligents.
La concierge, qui est également la protagoniste de l’histoire, cache bien son jeu. C’est une personne mystérieuse, renfermée, mais très cultivée. Je n’ai d’ailleurs pas bien compris la raison pour laquelle elle n’avoue pas à tous l’intelligence dont elle est pourvue… car elle se laisse traiter de bêbête, et chaque habitants de l’immeuble l’a prenne pour une idiote…
La jeune demoiselle, qui a 12 ans (si je me rappelle bien), se sent exclue de sa famille, car elle se pense supérieure et incomprise d’eux tous. En réalité, elle se met toute seule de côté, et décide de rejoindre la concierge, qui lui ressemble un peu plus, et qui semble avoir une personnalité similaire à la sienne.
Monsieur Ozu a été l’un des premiers à découvrir l’intelligence cachée de la concierge. Il l’a traité d’égal à égal et humainement.

L’histoire était sympathique, le lien qui tissait chaque personnage était fort et émouvant. J’ai quand même lu jusqu’à la fin, mais par moments, j’avais vraiment envie de décrocher, et de passer à autre chose… Je n’en garderais peut-être pas un souvenir bien précis, mais malgré ces quelques longueurs, c’est une lecture plaisante et sympathique, qui aide à comprendre certains aspects de la vie, et ouvre les yeux sur les inégalités de conditions sociales de la population…

Une lecture plaisante, mais de longs passages d’ennuie profond.

 

Ma note : 5,5/10
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