Beckett : L’increvable désir

dbc
Beckett : L’increvable désir d’Alain Badiou
93 pages, éditions Hachette Littératures, collection Pluriel, à 5,20€

 

Résumé : Beckett n’est pas l’écrivain du désespoir, de l’absurde, de l’angoisse, comme une lecture convenue et trop inspirée par les thématiques existentialistes des années 1950 l’a accrédité. Il n’est pas non plus farce, dérision, baroque moderne. Dans ce bref essai, Alain Badiou présente un autre Beckett, dont le langage cherche à dire la densité et les failles de l’être humain. En quelques pages, il nous brosse un Beckett tendre et rugueux, soucieux de la beauté des mots, des impasses de la communication, et du surgissement de l’événement.Une brève anthologie complète cet essai.

Extrait : « L’immobilité trouverait sa métaphore accomplie dans le cadavre : le « mourir » est la conversion de tout mouvement possible en repos définitif. Mais là encore, l’irréductibilité des fonctions fait que le « mourir » n’est jamis la mort. »

Mon avis : Je tiens tout d’abord à signaler que je n’ai pas lu ce livre en entier. Donc mon avis, aussi subjectif soit-il, ne sera pas réellement complet concernant cet ouvrage. Ensuite, j’ai été poussé à lire cet essai dans le cadre de mes études de lettres, principalement en littérature française du XXème siècle, où l’on étudiait plusieurs pièces de Samuel Beckett (dont Oh les beaux jours). Pour approfondir mes connaissances, j’ai donc acheté cet essai d’Alain Badiou, que mes enseignantes citaient à longueur de temps.

Quelle ne fût pas ma surprise en découvrant l’écriture de cet homme ! Alain Badiou, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure, a la plume alambiquée, tortueuse et presque incompréhensible à déchiffrer. Sa profession est clairement visible à travers ses lignes, car même en lisant, relisant, re-relisant encor et toujours une seule et même phrase, il est très complexe de voir ce que veut signifier l’auteur. Alain Badiou amène à réfléchir. Il faut décrypter, analyser, puiser dans les connaissances déjà acquises pour ensuite pleinement interpréter les dires de l’auteur.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas eu le courage (ni assez de temps) pour approfondir cette lecture complémentaire. Je lisais sans lire, sans comprendre ce que je lisais. J’applaudis l’intelligence, la dextérité de l’esprit d’Alain Badiou, sa jolie prose et son génie littéraire… mais je ne le remercie pas de laisser les étudiants dans la mouise la plus totale. Au bout de quelques dizaines de pages sans comprendre une seule phrase de ce que je lisais, j’ai finalement décidé d’abandonner.

Un essai censé aider les étudiants à approfondir l’analyse des oeuvres de Samuel Beckett, mais qui les complique bien davantage. Une écriture philosophique bien trop poussée pour les lecteurs moyens dont je fais partie. Une note à la hauteur de ma déception concernant cette étude.

Ma note : 1/10
Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s